
DEMAITER
La peinture de Damien Demaiter est une énergie avant d’être une image.
Une vibration.
Un mouvement intérieur qui cherche sa forme.
Chez lui, rien n’est figé. La matière dialogue avec l’émotion, les couleurs s’affrontent puis s’équilibrent, les signes apparaissent, disparaissent, se superposent.
Chaque œuvre naît d’un échange constant entre intuition et maîtrise.
Formé aux arts appliqués à Roubaix après un passage remarqué aux Gobelins, Damien Demaiter a d’abord évolué dans l’univers exigeant du graphisme et de la communication. Cette culture du signe, du rythme et de la composition irrigue aujourd’hui sa pratique picturale. Son travail s’inscrit dans un expressionnisme contemporain nourri d’influences multiples : les grands maîtres étudiés durant sa formation — Schiele, Klimt, Soulages, Soutine — mais aussi l’énergie libre du street art, de Basquiat à JonOne. À cela s’ajoute une sensibilité graphique affirmée, héritée de son parcours professionnel.
Ses compositions reposent sur un processus intuitif. Il gratte, projette, superpose, racle, colle.
Encres, acryliques, craies, vernis, bombes et feutres se mêlent dans un geste à la fois impulsif et structuré. Les couches se recouvrent puis se révèlent, créant des profondeurs inattendues.
Derrière l’apparente spontanéité, une recherche d’équilibre se dessine. Un désir d’harmonie au cœur du tumulte. Une volonté de rendre visible ce qui échappe aux mots.
Ses œuvres, souvent de grands formats, captent le regard par leur intensité chromatique et leur densité matérielle. Elles ne se livrent pas immédiatement. Elles invitent à l’observation, à l’immersion, à la découverte progressive.
Chez Damien Demaiter, la peinture est vivante, organique, habitée.
Elle ne décore pas un espace.
Elle l’anime.
Sébastien
DOMINICI
Installé en Corse, Sébastien Dominici développe une œuvre singulière, construite en dehors des cadres académiques.
Nourrie de l’énergie des années 90, de la culture du surf et du skate, sa pratique artistique trouve une inspiration forte dans l’esthétique visuelle, les sensations et la philosophie de ces contre-cultures.
Son travail repose sur un langage visuel personnel, affranchi des codes traditionnels et immédiatement identifiable. La surface de la toile devient un territoire où se déploie un vocabulaire graphique dense : signes, fragments, pictogrammes, annotations énigmatiques, symboles personnels, et, de façon récurrente, trois mots encerclés de rouge. Chaque élément semble appartenir à un système en construction, à une cartographie intérieure que l’artiste développe toile après toile.
Chez lui, rien n’est laissé au hasard. Derrière l’apparente spontanéité se dessine une véritable structure. Le chaos se discipline, le geste s’organise, la composition trouve son équilibre dans la tension entre instinct et maîtrise. Cette dualité traverse l’ensemble de son œuvre : l’énergie brute héritée des cultures alternatives dialogue avec une recherche formelle rigoureuse.La nature, les signes contemporains, les codes visuels de notre époque se rencontrent et s’entremêlent. Dominici ne représente pas le réel, il en propose une lecture personnelle. Il invente un langage qui lui appartient, à mi-chemin entre écriture et abstraction, entre narration intime et système graphique, avec la volonté d’ouvrir un espace de réflexion sur les enjeux contemporains, qu’ils soient écologiques, politiques ou sociaux.
Ses toiles ne se livrent pas immédiatement.
Elles invitent à s’approcher, à circuler dans les détails, à apprivoiser progressivement les signes. Plus qu’une image, chaque œuvre devient un espace d’exploration silencieuse, où le regard découvre, interprète et construit son propre parcours.
M.KŒUR
Existe-t-il quelque chose de plus essentiel que l’amour ?
Pour Monsieur Kœur, la réponse est évidente. Toute sa pratique artistique repose sur cette conviction simple et profonde : replacer l’amour au centre.Qu’il intervienne sur les murs ou sur toile, son travail porte le même élan. L’amour y apparaît comme un choix, presque une décision quotidienne. À travers des scènes empreintes d’humour, de spontanéité et parfois d’absurde, il met en lumière ces instants de bascule qui transforment une rencontre, un regard ou une situation ordinaire en moment décisif.
Son univers est immédiatement reconnaissable grâce à ses personnages emblématiques, les « Koeurs ». Nés en 2017 sur un mur de Tournai, en Belgique, ces cœurs anthropomorphes apparaissent d’abord sous des formes simples, presque naïves, avant de s’affirmer par la précision du trait et l’intensité des couleurs. Ce geste initial marque aussi une intention personnelle : remettre le cœur au centre de sa propre vie.
Peu à peu, les Koeurs quittent l’espace urbain pour s’inviter sur toile et entrer dans les intérieurs. Les fresques monumentales laissent place à des œuvres plus intimes, sans jamais perdre leur énergie directe ni leur générosité. Derrière la légèreté apparente, le travail de Monsieur Kœur interroge la sincérité des émotions, la force du lien et la capacité à choisir la bienveillance.
Sa peinture, vive et accessible, joue des contrastes pour redonner à l’amour sa dimension essentielle, loin des clichés. Elle s’adresse à tous, enfants comme adultes, et s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique de projets participatifs et collaboratifs.
Plus qu’un motif, le cœur devient chez lui un langage universel — une invitation à dire oui à la vie.
HOOPKA
Les œuvres de HOOPKA ont une personnalité unique, reconnaissable au premier coup d’œil.
La qualité du dessin, la précision du trait et de la finition, la pureté des formes et l’harmonie des couleurs en font des œuvres inclassables, dont les plus récentes sont constituées de panneaux de bois découpés et peints.
S’il réalise presque uniquement des peintures en atelier, l’utilisation fréquentes de masques ou de pochoirs rapproche sa méthode de travail de celle des artistes de l’art urbain.
Son art construit, où l’improvisation et les aléas gestuels n’ont que peu de place, est nourri par une imagination féconde qui lui confère une grande force évocatrice.
ABEL
Les sculptures d’Abel traduisent l’esthétique des émotions avant tout.
La source d’inspiration de l’artiste est en perpétuel mouvement, le corps de la femme et de l’homme s’illustrent dans ce qu’ils ont de plus touchant : un supplément d’âme qui transparait dans ses moindres faits et gestes.
Le monde est un théâtre... Et comme spectateur, ultra-sensible à ce qui se dégage de l’Autre, Abel travaille ces émotions impalpables jusqu’à les matérialiser en un objet unique, chargé d’énergie et de sensualité.
Le travail de la terre est tantôt brut, tantôt stylisé, et l’audace de formes envolées est librement abordée grâce à une matière à base de résine, mise au point par l’artiste.
Qu’il s’agisse de terre brute empreinte de la gestuelles de la main, ou d’une pièce plus sophistiquée en fonte d’aluminium longuement polie, le contact avec la pièce en création est primordial pour Abel.
Ces deux approches ne sont pas paradoxales, elles ne font que satisfaire le besoin instinctif de toucher, pour mieux le partager.
Les créations d’Abel charment, séduisent et étonnent parfois, par leur présence si particulière dans l’espace : suspensions improbables ou discrètes, déséquilibres ambitieux, pièces lumineuses, patines audacieuses, toutes portent une signature forte et élégante.
KOOL KOOR
Sous le pseudonyme de Kool Koor, Charles Hargrove, né en 1963 dans le South Bronx à New York et aujourd’hui installé à Bruxelles, est l’une des figures majeures de la première scène urbaine new-yorkaise.
Il découvre le graffiti à l’âge de treize ans. Déjà passionné de dessin, il comprend en 1976 qu’un autre support s’offre à lui : les murs de la ville. Une voisine inscrivant son prénom sur une palissade agit comme un déclic. Dès lors, l’espace urbain devient terrain d’exploration. Il observe, déchiffre, analyse tout ce qui compose la ville, avant d’y inscrire à son tour sa présence. Tags, fresques, métros new-yorkais : son langage visuel se déploie avec une virtuosité croissante.
Compagnon de route de Jean-Michel Basquiat et de Keith Haring, aux côtés d’artistes tels que Rammellzee, A-One, Dondi White ou Futura, Kool Koor s’impose comme l’un des acteurs les plus influents de ce mouvement fondateur. En 1978, il intègre la High School of Art and Design de New York, dont il sort diplômé en 1982.
Très tôt, il franchit le passage de la rue à la galerie. À seulement seize ans, il expose à Fashion Moda, espace pionnier du Bronx qui révéla la scène urbaine au monde de l’art contemporain. Il rejoint ensuite l’East Village puis Soho, avant de poursuivre son parcours en Europe.
De la culture graffiti, Kool Koor a conservé l’énergie du message et la nécessité d’inventer son propre langage. Son univers convoque villes futuristes, robots, architectures mécaniques et vaisseaux spatiaux, dans des compositions où abstraction et profondeur se répondent. Amples volutes, labyrinthes liquides, corridors fluides : ses œuvres créent des circulations visuelles qui relient différents niveaux de réalité. Son style, immédiatement identifiable, conjugue mouvement, tension et densité spatiale.
Aujourd’hui reconnu internationalement, Kool Koor est exposé dans de nombreuses galeries et institutions majeures, parmi lesquelles le Metropolitan Museum of Art à New York, le Groninger Museum aux Pays-Bas, la Renaissance Society à Chicago, le Butler Institute of American Art dans l’Ohio ou encore le BAM – Beaux-Arts Mons en Belgique.
Eric
HERTAULT
Photographe reconnu dans l’univers de la décoration et du linge de maison, Eric Hertault a développé, en parrallèle de son activité professionnelle, une approche personnelle d’artiste.
C’est de cette exploration qu’est née une première série de photograhies consacrée au nu féminin pour en révéler la beauté.
En noir et blanc, il révèle la beauté du corps. La lumière devient son principal outil d’expression : elle sculpte, épouse les courbes, dévoile subtilement.
Le regard est respectueux et met le corps en valeur dans une esthétique à la fois sensuelle et graphique.
Aujourd’hui son travail évolue et prend une dimension nouvelle en mettant en scène le corps féminin dans un dialogue intimiste avec les créations en ébène de Marco Tallu.
La peau devient écrin, la matière sombre du bois contraste avec la lumière, et l’image gagne en profondeur.
De tout temps les femmes ont été des muses, des modèles pour les artistes. A travers ses photographies Eric Hertault les met à l’honneur en célébrant leur force et leur douceur.
Cédric
ZOKATOS
Né en 1984 et bercé par la contre-culture des années 1990, Zokatos trouve très tôt dans la rue son premier territoire d’expression.
Le graffiti façonne son regard et son geste : brutalité assumée, spontanéité, liberté instinctive.
Cette énergie première ne le quittera jamais.
Du mur à la toile, son travail évolue sans renier ses origines. Marqueurs, bombes aérosols, coulures et rapidité d’exécution demeurent au cœur de sa pratique. La matière porte la trace du mouvement, la surface conserve l’impact du geste. La douceur apparente de certaines formes abstraites se trouve ainsi bousculée par la tension des outils et l’intensité de l’application.
Ses compositions, vibrantes et colorées, contrastent avec l’univers pragmatique et souvent grisonnant des cités parisiennes qui ont vu naître son regard d’artiste. À la croisée de l’art urbain et de l’abstraction, Zokatos développe un langage plastique singulier où l’énergie brute de la rue dialogue avec une recherche plus intérieure, presque méditative.
Son approche s’inscrit dans une forme d’expressionnisme abstrait instinctif et lyrique. La couleur y occupe une place centrale. Elle n’est pas décorative : elle est émotion, pulsation, vibration. L’artiste la compose comme une partition musicale, cherchant un équilibre subtil entre intensité et silence, tension et respiration. Chaque teinte apporte sa tonalité, chaque contraste crée un rythme.
Autodidacte, Zokatos explore librement les supports et les techniques, passant de la bombe à l’aquarelle, de la toile à la sculpture. Cette liberté nourrit une œuvre dense, en perpétuelle évolution.
Sa peinture est avant tout un acte vital : une manière d’exister pleinement dans le geste, de faire de la toile l’espace où l’émotion brute trouve sa forme.
KAREEM
ALEXANDRE
C'est au milieu des années 90 que KAREEM ALEXANDRE rentre en école de ferronnerie d'art. Il y apprendra à sculpter, forger, souder et travailler les métaux pour réaliser des œuvres dans cette discipline.
En poursuivant ses études, naturellement attiré par la peinture, il commence à peindre des fresques en imposant sa signature sur les murs avec le pseudonyme de BONUS.
Un moyen pour lui de laisser sa marque artistique en travaillant à ciel ouvert.
Nourri par cet univers underground où il grandit, c'est en développant son talent de coloriste qu'il est rapidement reconnu. Son expression sur mur crée une harmonie visionnaire entre lignes et matières.
Ses expériences et réflexions le mènent à les transposer dans sa peinture avec une représentation plus brute et sensitive. Ses voyages à travers le monde et tous ses instants vécus, font de ses œuvres un partage poétique, comme une invitation à la méditation et à l'évasion émotionnelle.
C'est ce caractère particulier de chaque lieu et de chaque moment qui sont ses sources d'inspiration qu'il prend plaisir à retranscrire dans ses peintures de façon abstraite en s'amusant avec les reflets de matière et les jeux de couleurs, créant ainsi l'éveil des sens.
Kareem Alexandre communique son vécu et ses souvenirs avec douceur et les inscrit dans le temps de façon très intime pour lui permettre de partager ses sentiments aux spectateurs, en exprimant ses ressentis, méditant sur les merveilles de la nature qui nourrissent son imaginaire et lui procurent des sensations visuelles et parfois olfactives plus profondes imprégnant ses créations comme dans ses bougies parfumées.
Sa maîtrise sur tous les supports lui permet de passer de la toile aux objets, en apportant une touche abstraite, impressionniste et colorée à ses œuvres qui enrichissent son style.
Son empreinte et son évolution sont certaines, le plaçant sur la scène artistique comme l'un des plus prometteurs de sa génération.
© Art Bunker Gallery 2025

















